jeudi 19 juillet 2018

Vous avez dit entrepreneur ?? (Chronique)





  
L’Entrepreneuriat, voilà  une expression à la mode…. Le mot est tendance mais reste sans sens pour beaucoup de camerounais. La peur des livres et autres encyclopédies,  qu’on sait camerounaise,  n’y est pour rien cette fois ci,  heureusement. 

Vous avez dit entrepreneur,  qu’on vous ramène tous les chefs d’entreprises des plus influents et des  plus affranchis de leur époque, qu’on vous dresse un répertoire dense  d’Arthur ZANG, d’Olivier MADIBA, d’Eric KAMGANG et tous les autres  startupers dont la proactivité et l’inventivité ont consacré le succès . Un entrepreneur c’est en clair celui-là qui a travaillé dur, qui a fait d’énormes sacrifices pour voir réalisé son projet. Un gars va te balancer cette définition savante à la face, mais demande-lui seulement pourquoi on ne compte pas les pousseurs, les call-boxeurs, les commerçants à la criée et tous les autres vendeurs d’étals dans l’affaire ci. j’ose le dire, si ce n’est  de la jalousie, ce n’est pas loin d’être du mépris à leur endroit lorsqu’on  sait qu’ils font le plus d’efforts pour s’en sortir dans ce dehors qui a toutes les sauces pour les manger. Vous avez l’incontournable awara qui les dépossède de leurs marchandises, les implacables soleil et pluies du quotidien, les longues marches à pied à la quête des clients. Pour autant, l’un n’a jamais eu l’honneur d’une médaille du travail… que dis-je ? D’une médaille de la débrouillardise… à la vérité, ils méritent des encouragements ; opter pour le gain honnête dans un pays ou le mauvais exemple vient bien souvent du haut… eh bien voilà un geste héroïque… se contenter du peu qu’on a récolté alors qu’on peut voler comme le voisin pour être peinard ; c’est bien plus qu’un exemple à suivre ; c’est un exemple à recommander à quelques startupers et autres entrepreneurs reconnus,  mais qui ont des idées sombres… tenez, Je connais une startup NJoujou qui a trouvé le moyen de faire du rackettage en ligne, de distraire indécemment des jeunes compatriotes, je connais une autre  qui n’a  existé que le temps d’empocher la subvention de l’état qui lui a permis ensuite de décoller sans retour pour mbeng…. Awara était où pour voir ça ? lol
On dit même quoi depuis ? Il n’est pas question d’un clash entre startup et les gars du dehors qu’on se le dise tout d’abord.
On dit juste que l’état doit cesser d’étendre le tapis rouge à ces phacochères qui valent moins chers que leurs idées, qu’il doit cesser de tendre les pièges à ceux de ses fils qui veulent pourtant se frayer un chemin malgré la misère et l’immoralité ambiante. On dit aussi qu’on ne doit pas dire à celui à qui on a rien enseigné d’appliquer une science quelconque ; c’est le propre des charlatans. On dit également  qu’il n y a rien de plus honteux que d’avoir le savoir mais de se conduire comme des rats d’égouts, de mettre à sac un pays qui vous a tout donné. On dit surtout que le Cameroun est impersonnel, qu’il nous appartient à tous... C’est dire que chacun à sa manière et à son niveau doit contribuer à sa construction. On peut être fier d’être qui callboxeur, qui d’être  vendeur à la sauvette, quand on l’est dignement à l’honneur de ses proches et quand on en sert son pays. Vivre à notre époque c’est s’armer de la détermination et de la résilience des gars du dehors, c’est s’inspirer de l’inventivité des startupers. Et pour ceux des malins qui se jouent de la mère patrie, qu’ils n’oublient pas que la vie de l’homme se résume en trois jours ; hier aujourd’hui et demain.


Romulus Dorval KUESSIE

mardi 17 juillet 2018

Esstic: les essticiens déjà en stage





Nombreux parmi les 500 étudiants et plus que compte l’Esstic sont déjà dans le bain. Indubitablement qu’ils sont en stage depuis le premier juillet seulement pour certains, les examens du second  semestre s’étant  achevés à la fin du mois de juin. Étrange coïncidence, le palier de chaque étudiant détermine exactement  la durée de son stage ; ainsi,  les étudiants en niveau 1 ont un mois de stage, c’est deux mois pour ceux de niveau deux, pendant que les étudiants de troisième années passent précisément trois mois en entreprise.  Ces structures sont choisies selon des critères précis. Les maisons d’édition et autres pour les éditeurs, les cellules de communication et autres entreprises pour les étudiants en Co, les centres de documentation pour les documentalistes, les entreprises de presse pour les journalistes, les agences de publicité pour les publicitaires…. Ces variations trahissent aisément l’objectif de cette incursion en entreprise ; les stages professionnels visent en primeur à mêler la pratique et la  théorie du quotidien en mettant les apprenants en contact direct avec les professionnels de leurs domaines respectifs ; ainsi apprécient-ils, de près, le cadre, les outils de travail et autres contraintes du métier. L’idée est de les préparer à s’exprimer convenablement dans cet univers à l’issue de leur formation. on le voit difficilement, mais à l’évidence ce  stage a les allures d’une main tendue par l’entreprise d’accueil  à l’endroit du jeune étudiant, qui se doit alors de se distinguer par son engagement au travail , la discipline pour rallier les rangs de cette dernière après sa formation. En effet bon nombre d’étudiants de l’Esstic travaillent à ce jour pour les entreprises qui les ont accueillis en stage ; c’est dire le sérieux qu’il faut accorder à cette vieille tradition. Une tradition née d’une autre, il y a des décades. À la différence des stages effectués actuellement par les pensionnaires de l’école des communicants, leurs ainés de l’ère Esijy en effectuaient bien au-delà des frontières du Cameroun. Les étudiants en journalisme d’expression française se rendaient dans des médias en France, tandis que leurs compères de l’autre langue s’envolaient pour la grande Bretagne ; Ces boursiers étaient  tenus de produire un rapport à l’issue de cette virée ; la contrainte reste d’actualité pour ceux du moment.  


Romulus Dorval KUESSIE

mercredi 11 juillet 2018

Cameroun-Baccalauréat : le retrait du diplôme désormais payant





Le ministère des Enseignements secondaires a publié ce 11 juillet 2017 un communiqué indiquant le montant des pénalités à verser par les lauréats du BAC, du BT, du BP et du BEP, ayant obtenu leurs diplômes entre 1995 et 2009, pour pouvoir les retirer.  


Les diplômes en souffrance à l’office du baccalauréat ne seront plus retirés gracieusement. Ceux  des bacheliers de l’enseignement général et technique  ayant passé avec succès leur examen entre 1995 et 2009 seront tenus de verser un montant avant d’entrer en possession du document, au motif d’un « retrait tardif » de celui-ci. La pénalité varie entre 2000 FCFA et 14000 FCFA. Les plus anciens vont débourser plus d’argent à cet effet. Le retrait des diplômes  datés de 1995 à 2000 est conditionné par le versement de la somme de 14000FCFA. La pénalité est de 13000 FCFA pour les lauréats de 2001 et 2002. Ceux de l’espace 2003 à 2005 vont s’acquitter de 6000FCFA. La plus petite somme-2000FCFA- concerne les diplômés de l’espace 2006 à 2009. Il est précisé entre les lignes de ce communiqué signé de Mouhamadou Tami que ces pénalités  sont appliquées  conformément à la Résolution no 201/008/OBC du Conseil de Direction du 09 décembre 2010 ; le chef de la Division technique du ministère des Enseignements secondaires précise par ailleurs que ces frais  sont à payer  au Bureau du Recouvrement dudit département ministériel. À l’évidence le retrait de ces diplômes reste gratuit pour ceux des lauréats admis dès 2010.


Trouvez ci-dessous le communiqué du ministère des Enseignements secondaires




Romulus Dorval KUESSIE, 237online.com

jeudi 5 juillet 2018

Cameroun : Présidentielle, le CNC face à 1035 médias


C’est ce qui ressort du troisième jour de  l’atelier de renforcement des capacités des journalistes en matière de couverture électorale tenu ce  05 juillet 2018 à Yaoundé ; une  initiative des officiels Camerounais avec la collaboration des nations unies.



C’est ce qui ressort du troisième jour de  l’atelier de renforcement des capacités des journalistes en matière de couverture électorale tenu ce  05 juillet 2018 à Yaoundé ; une  initiative des officiels Camerounais avec la collaboration des nations unies.

Prolifique comme nulle part en Afrique,  La sphère médiatique au Cameroun est forte de plus de 1020 médias ; soit 600 titres de journaux presse écrite, 300 stations de radios et 120 télévisions. Ces chiffres sont d’Alain Denis Mbezele du Conseil national de la communication (CNC). C’est sans compter la presse cybernétique pour laquelle on recense un peu plus de 30 plateformes au Cameroun. Un panorama de médias avec des positionnements et centres d’intérêts  variés qu’est chargé de réguler le CNC  au quotidien. Le responsable du Conseil a justement indiqué que l’organe a déjà pris 124 décisions à l’endroit de quelques médias à l’écart. Il parle notamment des avertissements, des suspensions temporaires, des  interdictions définitives d’exercer (2 à ce jour)   et une dizaine de non-lieu. Le CNC a jusqu’ici été partie prenante de près de  42 procès. Les dérives sont, à l’évidence, constantes  et seront certainement de plus en plus importantes avec l’élection générale annoncée pour octobre 2018  ;  l' « atelier de renforcement des capacités des journalistes en matière de couverture médiatique des élections et de promotion des scrutins pacifiques » qui s’est ouvert le 02 juillet dernier participera indubitablement à amoindrir les écarts éventuels de journalistes dans ce scrutin  qui mettra aux prises pas moins de 305 partis politiques. Il demeure que  l’atelier n’a profité qu’à une poignée de ces médias traditionnels (disséminés dans les 10 régions du pays) et que  les médias cybernétiques dont l’impact n’est plus un secret étaient faiblement représentés.  

Romulus Dorval KUESSIE, 237online.com

mardi 3 juillet 2018

Cameroun- Famla'ah : les regarder nus vous rend pauvres et maudits ?



De plus en plus, on répertorie des personnes qui se mettent à nu dans les rues et les marchés, ou osent bien d’autres  pratiques « sectaires », qui ne seraient pas sans risques pour ceux qui y portent attention



Elle voulait  faire l’amour avec un fou


C’est la forme la plus répandue de ces exhibitions vicieuses. Les exemples sont multiples et ont passablement le même scénario ; des individus, des deux sexes, n’ayant aucune déficience physique ni mentale localisent un malade mental  avec qui ils entretiennent des rapports sexuels selon une durée où un cadre qui leurs sied. Sylvain M., conducteur de taxi n’y croyait pas vraiment avant d’en avoir été témoin et plus ou moins facilitateur ; ce conducteur dans la ville de Yaoundé explique avoir été pris en « dépôt » au courant du mois de mai 2018 par une dame « qui était très élégante et qui avait l’air d’une personne de bonne famille ». Mais seulement elle était mystérieuse ; « elle n’a pas précisé sa destination….elle me demandait d’aller à gauche à droite… elle regardait dans tous les sens ». Explique-t-il, il ajoute qu’elle a dû lui expliquer le prétexte de son déplacement « elle cherchait un fou avec qui faire l’amour ». Son avis requis après deux heures de marche infructueuses, Sylvain M. a suggéré qu’ils prennent quelques articles dans une boulangerie, ce qui a été fait, ils ont ensuite mis le cap sur un quartier où trouver un fou affamé n’était pas chose difficile. La dame a pu accomplir son vœu, Sylvain M. s’en est tiré avec 150.000FCFA.


                                                      Nu au marché Mokolo



Les commerçants du Marché Mokolo à Yaoundé se souviennent encore de cet homme en tenue d’Adam escorté de force par des éléments des forces de l’ordre aux encablures de 11heures dans ce marché populeux. Selon des témoignages recueillis sur les lieux par 237online, cet home avait stationné une grosse cylindrée dans un coin du marché avant de laquelle il est sorti tout nu, s’avançant vers les étals. Il faut croire que  la police l’a sauvé tant elle a intervenu alors que ce dernier recevait une volée de coups de bâton et autres gourdins.  


Nous les aidons à nous détruire….



Ces exhibitionnistes qui ne sont certainement pas fous, ont assurément un objectif à atteindre…nombre de camerounais le disent. L’explication la plus partagée est que ces actes sont  la résultante de pratiques sectaires communément appelées « Famla'ah » dans le jargon camerounais.  Ces hommes et ces femmes se livreraient à de tels actes en respect de quelques conditions à eux imposées dans un cercle, afin que leur fortune croisse ; que leurs affaires marchent…. ça tout le monde ou presque le sait et nous les aidons au quotidien à atteindre sans difficulté à atteindre leur objectif.  Ces hommes, s’ils marchent nus ou s’accouplent  en public, c’est qu’ils veulent être vus par le plus grand nombre. Dans cette quête de visibilité, nous leurs rendons la tâche assez facile. Quoi de mieux qu’une foule de curieux excités à la vue d’un homme sans vêtements qui souhaitent justement être vu ? quoi de mieux pour ce dernier si le spectacle de sa bastonnade attire  plus de  monde, hommes, femmes et enfants ? l’exhibitionniste bénit certainement sa douleur lorsqu’il se voit filmé, en filigrane, par autant de cameras qu’il y a  de curieux. En effet,  ces images vont faire le tour des réseaux sociaux ;  relais naïfs qui  vont alors davantage aider le sorcier à atteindre son objectif…être vu encore et encore, et peut être pour le malheur de ceux qui les voient. L’avantage qu’un tel tire à se mettre à nu ou à profiter sexuellement d’un déficient mental en public pour ce dernier n’est pas visible ; il serait plutôt éclairé d’interroger le danger que cela représente pour le camerounais lambda qui se prête à ce spectacle. Il ne serait pas osé de dire que ces yeux se ruent vers un sorcier pour récolter des malédictions, que la richesse promise aux exhibitionnistes s’adosse sur le malheur qui est réservé à tous ceux qui vont être fasciné par ses incantations. À défaut de savoir exactement ce que nous gagnons à contempler chacune de ces sorties pernicieuses, comme ils le souhaitent, prenons la bonne décision ; l'ignorance vaut mieux que l'erreur.



Romulus Dorval KUESSIE,237online.com  



lundi 2 juillet 2018

Mes longs colis 106bles - Le travail :jamais sans le vice et le besoin !!!


Bientôt des lustres et plus que l'exercice d'un métier, qu'importe sa trame, concède aux travailleurs une kyrielle d'avantages associés à un confort intérieur certain. Si le travail a toujours eu, voire passablement, les faveurs de l'opinion,il se trouve qu'avec la crise économique et les hommes de plus en plus véreux, il est plus ou moins impératif de parler de travail sans évoquer ses compagnons désormais Inséparables; "le vice et le besoin".

"Travaillez, prenez de la peine.....le travail est un trésor" Jean de la Fontaine aura été assez claire entre les lignes de son poème "le laboureur et ses enfants", il n'y a que par le travail intense et l'endurant qu'un homme peut espérer tenir la ficelle qui mène jusqu'à la mine d'or. Pour conforter cette posture, Voltaire se fend de la fameuse maxime "Le travail éloigne de l'homme trois grands maux qui sont l'ennui,le vice et le besoin". A ce contemporain qui brame haut et fort "ce sont les histoires didonc !! on ne vivra jamais la vie des livres " , on ne dira pas qu'il a totalement tort, lui qui reconnait, autant que bien de travailleurs, que s'occuper le met à l'abri de l'oisiveté pour ne pas dire de l'ennui, tout en se refusant catégoriquement d'admettre que travailler éloigne toujours du besoin et du vice à cette heure . 


Très beau chef-d'œuvre ce fameux  "Laboureur et ses enfants" , mais notre "persifleur" doute fort que le cultivateur africain nourrisse ses enfants du même laïus humant le parfum de la mort. "Tu es un homme , tu dois te chercher" se chercher parce que si l'agriculteur a beau récolter honneurs et remerciements pour sa mission réussie de nourrir le monde au quotidien, il ne s'en fait pas beaucoup d'économies et suffisamment pas pour léguer d'importants bien à ses fils. Rien à se partager, rien à remuer. S'il est vrai que la terre ne trahit pas comme l'a insinué quelqu'un, cela n'induit pas qu'elle soit à la portée de tous veulent confirmer la véracité de l'assertion . Dira-t-il donc,cet agriculteur agonisant,à ses enfants que le travail éloigne du besoin,lui qui s'endette assez fréquemment pour leur éducation et les nombreuses factures ? ? ? ou leur dira-t-il plutôt que le travail met à l'abri du vice alors qu'ils l'ont très souvent vu truquer des balances, voler des marchandises pour engranger plus de bénéfice ? ? ? difficile d'y croire. 

"Ce que je n'ai pas pu être avec le pays qui est pris en otage, battez-vous ensemble et par tous les moyens à l'être afin qu'un jour on parle aussi de notre famille " à vous d'imaginer la charge de ce "par tous les moyens" dont il fait allusion. Mais loin de se mêler les pieds dans ces derniers préceptes sommes toutes des plus inhabituels d'un mourant , je vous prie d'y voir la marque d'un agriculteur, partant celle des travailleurs de la petite classe en générale.

Le travail , c'est très souvent par pis-aller sinon dans le refus d'être les gobe- mouches voire des paria de la société que la plupart s'y met. Ils sont à rude épreuve !! sans réel salaire, avec beaucoup d'arriérés ou encore des salaires misérables que sirote sagement leur lot de besoins. Évidemment qu'ils se battent par tous les moyens , les bons , les moins bons comme les plus vicieux pour se tailler un confort relatif dans cette impasse. Travailler pour des Infortunés rime donc avec besoins et vices mais aussi surprenant que cela puisse paraître, c'est aussi le cas chez les nés dans la pourpre. 

Emploi aux salaires faramineux, villas luxueuses, voitures climatisées , comptes bancaires fournis; voilà entre autres garnements ,qui, une fois acquis ne suffisent toujours pas à un tel pour se sentir à l'abri de l'ennui du vice et du besoin . Son premier milliard empoché ce cadre de la République se frotte les mains à la conquête de plus de milliards, ses yeux brillent vers la toute nouvelle sortie de Prado, et c'est certain que son prochain week-end, il le passera dans les hôtels , hôpitaux , boulangeries et autres à l'étranger ; vous y voyez des besoins sans doute paradisiaques à satisfaire, mais lorsqu'il s'agit des richesses mal acquises voyez-y une manière vicieuse d'assouvir à ses besoins encore que corruption, trafic d'influence, népotisme sont entre autres pratiques qu'on ne leur accorde pas juste à loisir ; la preuve que le travail n'a jamais eu cours sans que des besoins et des vices s'invitent.

Le laboureur a dit ce qu'il a dit à ses enfants. Soit !! à chacun de parler aux siens.


Janvier 2017, © Romulus

samedi 30 juin 2018

Voici pourquoi il n'y a pas de noirs dans l'équipe Argentine



Jean Claude Tchassé nous explique comment les noirs ont été exterminés dans le pays de Lionel MESSI 


Ça c’est l’équipe nationale de l’argentine, une équipe 100% blanche. L’Argentine est le seul et unique pays d’Amérique qui n'a pas de noirs. Alors qu'ils représentaient plus de 30% de la population au moment de l’abolition de l’esclavage, les noirs argentins ont été presque tous exterminés. Aujourd’hui, ils ne sont plus que moins de 0,5% de la population ! Que s’est-il donc passé ? Le génocide des noirs argentins a été quelque chose de voulu par les différents pouvoirs qui se sont succédés en Argentine. Ce génocide s’est d’abord opéré par le biais de la guerre. En effet les noirs ont été enrôlés de force pour livrer la guerre d’indépendance de l’Argentine. C’est ainsi que beaucoup sont morts dans l’espoir d’une hypothétique vie meilleure qu’on leur promettait à l’issue de la guerre. Après l’indépendance, il y a eu de multiples guerres livrées par l’Argentine, notamment contre le Perou, l'Uruguay et le Paraguay. Là aussi, ce sont les noirs qui servirent de chair à canon. Ils étaient tellement ostracisés dans le pays qu’à part l’armée, ils n’étaient embauchés nulle part. En outre, il y a eu des vagues d’épidémies de fièvre jaune et de Choléra qui les ont décimés, la plus terrible fût l’épidémie de fièvre jaune de 1871. Sans protection de l’Etat et sans soins, les afro-argentins furent abandonnés à eux-mêmes et moururent en masse sous le regard indifférent des autorités. Comme si cela ne suffisait pas, à partir du XXème siècle, les autorités argentines ont mis en place une politique raciale de blanchiment qui favorisa l’arrivée massive d’immigrés européens. C’est ainsi que de nombreux criminels nazis ont trouvé refuge en Argentine. Dernier élément qui acheva le processus, c’est le fait que les noirs argentins eux-mêmes finirent par ne plus supporter le fait d’être noir au point de rechercher à tout prix à se métisser avec des blancs, car plus vous étiez clair et mieux cela était. Les femmes noires pensaient alors que pour assurer un avenir moins douloureux à leur progéniture, il fallait se métisser à tout prix. Au fil de ces métissages de désespoir, opérés dans le but de « sauver la race », leur descendance s’en trouva naturellement blanchie et l’ascendance africaine totalement diluée. Aujourd’hui, même l’héritage culturel « afro » de l’Argentine a été blanchi, c’est notamment le cas du Tango. Voilà autant d’éléments factuels et historiques qui expliquent comment un pays s’est attelé à exterminer toute une partie de sa population pour être aujourd’hui encore plus blanc que la plupart des pays européens. Il est à déplorer que ce génocide des afro-argentins, soit si méconnu de beaucoup.
Par Jean-Claude Tchassé 
( Le Damoiseau)

Vous avez dit entrepreneur ?? (Chronique)

    L’Entrepreneuriat, voilà   une expression à la mode…. Le mot est tendance mais reste sans sens pour beaucoup de camerounais...

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